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Ouest Façadier

Le devis

Prix d'un ravalement de façade : les 6 postes qui font le devis

Vous n'êtes pas venu chercher un prix au m², vous êtes venu vérifier que le devis qu'on va vous faire est honnête. C'est plus utile, et c'est ce que cette page vous donne : les six postes qui font le montant, comment chacun se mesure, et les questions à poser à n'importe quelle entreprise pour comparer deux devis sur les mêmes bases.

Poste 1

Poste 1 : la surface développée

Ce n'est pas la surface au sol de votre maison, et ce n'est pas non plus la surface habitable. C'est la surface de mur effectivement traitée.

On mesure chaque façade en longueur par hauteur, du pied de mur à l'égout du toit, on ajoute les pignons, qui sont des triangles et qui montent haut, et on déduit les grandes ouvertures. Une maison de plain-pied de 100 m² au sol et une maison à étage de 100 m² au sol n'ont pas du tout la même surface développée : la seconde a deux fois plus de mur.

Question à poser à toute entreprise : combien de mètres carrés développés avez-vous compté, et comment. Deux devis qui n'annoncent pas la même surface ne sont pas comparables, quel que soit le prix au mètre.

Poste 2

Poste 2 : l'état du support

C'est le poste le plus variable, et le seul qui ne se devine pas de la rue.

Un enduit sain qu'on lave et sur lequel on applique une finition, c'est du travail régulier et prévisible. Un enduit qui sonne creux sur un tiers de la façade, ça veut dire purger, rattraper les épaisseurs, raccorder les grains, laisser sécher. Le même mur, la même surface, et deux à trois fois plus d'heures.

Les fissures pèsent aussi. Un faïençage de surface se traite avec la finition. Une fissure franche demande un traitement spécifique, et parfois de comprendre d'abord pourquoi elle bouge.

Questions à poser : avez-vous sondé les zones creuses, et qu'est-ce que le devis prévoit si on en trouve d'autres une fois l'échafaudage monté.

Poste 3

Poste 3 : l'accès et l'échafaudage

Sur beaucoup de chantiers, l'échafaudage pèse plus lourd que la finition elle-même. Et il ne dépend pas du tout de la surface.

Ce qui le fait varier : la hauteur, le nombre de niveaux, la place au pied du mur, les obstacles (véranda, terrasse en contrebas, haie, pente du terrain), et le fait que la façade donne ou non sur le domaine public, auquel cas il faut une autorisation d'occupation temporaire.

Et un point que beaucoup découvrent en cours de route : l'échafaudage reste monté pendant les temps de séchage, où personne ne travaille dessus. C'est normal, et c'est compté dans la durée du chantier.

Question à poser : l'échafaudage est-il inclus, montage, location et démontage.

Poste 4

Poste 4 : la finition choisie

Une peinture de façade, un enduit taloché, un enduit gratté et une finition sur isolant ne représentent ni la même quantité de matière, ni le même nombre de passes, ni le même temps.

L'écart tient aussi au séchage entre les couches : plus il y a de passes, plus il y a d'attente, et l'attente occupe le planning et l'échafaudage.

Question à poser : quel produit exactement, quelle marque, et combien de passes. Une ligne de devis qui dit seulement « application enduit de finition » ne vous engage sur rien et ne compare rien.

De mon côté, la réponse tient en trois noms : je travaille avec Weber, Sto, Seigneurie, et le produit retenu est écrit sur le devis.

Poste 5

Poste 5 : avec ou sans isolation

C'est le poste qui change l'échelle du chantier. Une isolation par l'extérieur ajoute l'isolant, les fixations, le sous-enduit armé, la reprise de tous les points singuliers (tableaux de fenêtre, appuis, volets, descentes d'eau, coffrets) et un temps de chantier nettement plus long qu'un ravalement classique.

Le raisonnement utile n'est pas « combien ça coûte en plus », c'est « qu'est-ce que je paie deux fois si je fais les deux séparément ». Un échafaudage monté deux fois, une finition jetée à la première opération : c'est ça, le vrai calcul.

Question à poser : le devis détaille-t-il la reprise des points singuliers, ou seulement la surface courante.

Poste 6

Poste 6 : les contraintes d'urbanisme

Elles ne coûtent presque rien et elles peuvent tout décaler.

Une déclaration préalable s'instruit en un mois, et ce délai passe à deux mois si votre maison se trouve dans le périmètre des abords d'un monument historique ou dans un secteur protégé, parce que l'Architecte des Bâtiments de France doit donner son avis. Une teinte qui s'accorde mal avec le bâti voisin peut vous faire revoir votre choix de couleur, même s'il n'existe aucun nuancier imposé ici. Une occupation du trottoir demande une autorisation à part.

Rien de tout ça n'est compliqué. Mais ça se prépare pendant le devis, pas la veille du chantier.

Le guide des autorisations

Pourquoi je ne donne pas de prix au téléphone

Parce que les postes 2 et 3, qui sont souvent les plus lourds, ne se voient pas au téléphone. Je ne sais pas si votre enduit sonne creux, je ne sais pas où se pose le pied d'échafaudage, je ne sais pas ce qu'il y a derrière la haie.

Un chiffre annoncé à l'aveugle sert à obtenir un rendez-vous, et il se révise ensuite. Je préfère venir voir, puis vous donner un montant que je tiens jusqu'à la fin du chantier.

Ce que vous pouvez me demander par téléphone, en revanche : si votre situation est dans mes cordes, si vous êtes dans ma zone, ce que je ferais à votre place entre nettoyer et ravaler, et comment se déroule le chantier.

Ce qu'il y a sur mes devis

Le détail des surfaces, poste par poste. Les produits, nommés. Le nombre de passes. Ce qui est inclus et ce qui ne l'est pas. La durée prévue. Et les conditions de règlement.

Vous devez pouvoir poser mon devis à côté d'un autre et comparer ligne à ligne. Si vous ne pouvez pas, c'est qu'un des deux devis ne dit pas tout.

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